Comment le dire ?
Publié le 6 Septembre 2015

Je me dis, parfois, que les paroles dépassent trop souvent, la pensée. C'est ce qui vient de passer dans ma tête.
Et voilà que mon cerveau commence à turbiner et me délivre un message auquel je n'avais jamais pensé : c'est la raison pour laquelle j'aime conter.
Dans une discussion un peu vive ou pas, la parole fuse et pour la rattraper, dur, dur.
Le conte lui, est pensé, travaillé, roulé, rodé et un jour tous les mots qui le composent trouvent leur place. Cela ne l'empêchera pas de continuer à grossir, peut-être, s'il en a envie.
Pourtant, lui aussi, n'est que paroles, tout au moins chez moi.
On peut en dire des choses lorsque les mots sont pensés, pesés, un peu comme en écrit.
La différence : j'écris, je peux retoucher bien sûr, mais une fois envoyés, les mots sont lus et donc devenus immuables, alors que dans ma tête je peux faire des ajouts, des retraits, des changements ...
Et même lorsque le conte sera donné, je pourrai le changer encore et encore et parfois même le malmener, mais toujours dans ma tête.
Et je le redonnerai encore et encore et il changera au fil des racontées parce que la parole n'est pas figée. Seulement, ses mots seront toujours pesés.
C'était ma pensée philosophique du jour !